Histoire client : Makuta VFX Studio

Histoire client : Makuta VFX Studio

Pete Draper, cofondateur de Makuta VFX, à la suite de leur travail sur le film RRR (l’un des plus gros blockbusters en Inde), a accepté de nous partager son expérience avec Kitsu. Il nous a expliqué comment il a tiré parti de Kitsu pour livrer la production à l’heure, malgré des délais serrés et des confinements inattendus liés à la covid.

Quelques mots sur Makuta

Makuta est une société de Visual Effects située dans le sud de l’Inde (Hyderabad). Cela fait un peu plus de douze ans que nous sommes en activité, et nous avons produit des effets visuels et du compositing pour plusieurs des longs métrages nationaux et internationaux les plus rentables d’Inde, dont celui pour lequel nous avons fait appel à Kitsu. Nous avons tendance à maintenir des effectifs d’artistes autour de 50-60, et à atteindre environ 120 lors d’un gros pic (“crunch”) important, en nous concentrant principalement sur l’artisanat et la créativité d’une production. Nous avons été le premier studio en Inde à acheter et utiliser la technologie LiDAR sur nos projets.

Le studio Makuta et Kitsu

Bonjour Pete, peux-tu te présenter ?

Je suis cofondateur de Makuta Visual Effects et je suis impliqué dans l’industrie VFX depuis le milieu des années 1990. J’ai écrit plusieurs livres sur 3ds max, j’ai été le journaliste principal 3ds max et l’auteur de tutoriels pour le magazine 3D World pendant plus d’une décennie, un testeur Alpha & Beta pour Autodesk pendant neuf ans, et un examinateur externe pour plusieurs universités britanniques sur des cursus liés aux VFX.

Comment as-tu décidé de monter un studio en Inde ?

En 2008, j’ai réalisé quelques travaux sur une séquence de titres d’un film indien lorsque j’étais au Royaume-Uni. Cela m’a amené à venir ensuite, en février de l’année suivante, pour développer le pipeline et assurer le contrôle qualité (QC) pour un autre film. Comme les deux projets se sont très bien passés, avec deux autres personnes avec lesquelles j’avais travaillé sur le second projet, nous avons décidé d’ouvrir un studio ici et d’essayer de passer à l’étape suivante. L’idée était de partager le temps entre ici et le Royaume-Uni. Mais, au fil des quelques années suivantes, j’ai passé de plus en plus de temps ici. À un point tel que, la dernière fois que je suis retourné en Angleterre, le mot « Brexit » n’existait même pas...

Quels outils utilisiez-vous avant Kitsu ?

Avant de migrer vers Kitsu, nous avons utilisé dans l’ensemble la plupart des solutions prêtes à l’emploi disponibles : Excel et Google Sheets, Tactic, Shotgun/grid, Cerebro… chacune avec un certain niveau de succès et d’échecs.

Comment avez-vous entendu parler de notre solution ?

Nous avions travaillé sur plusieurs productions avec leurs propres systèmes de suivi des projets ; Shotgun/grid, Cerebro, etc., selon les préférences du superviseur VFX principal. Nous utilisions principalement Tactic et nous avons développé notre propre système de suivi interne, à la fois en interne et en dehors, au fil de plusieurs années.

Nous avons découvert Kitsu par pur hasard : au départ, nous nous contentions d’explorer des technologies de pipeline et de gestion de production (comme on le fait !), et nous avons découvert un système qui semblait robuste.

Comment avez-vous démarré avec Kitsu ?

Après avoir testé le conteneur Docker, nous avons découvert que c’était un système à la fois simple et puissant, qui ne nécessitait pas un diplôme en informatique (*cough* Tactic *cough*) pour même le faire fonctionner. Nous l’avons progressivement déployé au sein du studio : d’abord pour revoir les éléments, puis en poussant de plus en plus, et en veillant, autant que possible, à ce que le système et l’infrastructure sur lesquels il était installé puissent “tenir”, afin de voir s’il allait casser. Et devine quoi ? Ça n’a pas cassé.

Tout comme la Blender Foundation, une fois que nous avons découvert Kitsu, la décision de migrer était une évidence : nous sommes juste tombés dessus un jour et avons décidé de l’essayer.

Avant de l’utiliser, aviez-vous des idées préconçues ?

Pas vraiment : juste les pensées habituelles « Jusqu’où pouvons-nous aller avant que ça ne casse ? » et la question de savoir si l’expérience utilisateur allait être préjudiciable à la productivité. Il y a encore quelques aspects qui me semblent légèrement contre-intuitifs, mais cela tient davantage à la façon de percevoir un système qu’au système lui-même : par exemple, avoir quelque chose de “modal” plutôt que “modeless”, faire apparaître une image au-dessus de l’écran existant, et ne pas renvoyer vers une autre page (etc.). Tout doit être visible dès le premier coup d’œil et accessible sans devoir chercher ; au début, il y avait quelques problèmes, mais je suis heureux de dire qu’ils ont pour la plupart été améliorés.

Qu’est-ce qui a changé au studio depuis lors, dans votre façon de travailler ?

Auparavant, nous utilisions plusieurs outils et nous n’avions pas de système centralisé d’évaluation et de journalisation qui communiquait proprement entre eux. Les annotations sur des vidéos, par exemple, étaient un processus plus long : il fallait utiliser plusieurs applications pour ouvrir, capturer, imprimer, éditer le texte et ensuite le soumettre au système en place. Bien sûr, une fois qu’on s’y est habitué, ça allait, mais ce n’était pas idéal. C’était aussi spécifique à la plateforme : si vous utilisiez un autre système d’exploitation (comme on le fait), cela ne fonctionnait pas complètement. Kitsu a quasiment tout unifié et force une communication plus claire, non seulement entre les artistes, mais aussi entre la production, la gestion et les clients.

Depuis combien de temps utilisez-vous Kitsu ?

Nous l’utilisons depuis environ un an et, même si nous avons évalué le système pendant le confinement initial, il a surtout été utilisé entre la première et la deuxième vague de covid.

Quelles fonctionnalités ont le plus impacté votre flux de travail ?

Les outils d’annotation simples mais efficaces ont été, avant tout, d’une valeur inestimable. Nous avions déjà la planification et l’affectation des artistes avec nos propres systèmes internes (que nous migrons progressivement vers Kitsu), et l’inclusion du système Rooms dans la section Playlist a été une excellente chose, mais elle est arrivée un peu tard pour que nous puissions pleinement l’exploiter (après la fin du deuxième confinement). Playlist nous a permis de comparer facilement les versions et de renvoyer nos retours, même en l’utilisant pendant nos sessions principales lorsque toute l’équipe était à nouveau de retour au studio. Ce serait bien d’avoir une version HDR pour les sessions de revue, ainsi que des contrôles de couleur et de lecture de base, comme on a l’habitude d’en avoir dans ces sessions...

Quels bénéfices Kitsu vous a apportés ?

Comme nous étions déjà bien “plongés” dans le projet, nous n’avons pas pleinement exploité certains aspects du système ; notre système de gestion du temps et de présence est intégré à la connexion et à l’accès à l’entrée du studio, et il parle directement avec les RH, etc. À ce stade, nous avons principalement utilisé le système pour l’affectation des plans (“shots”), le découpage des tâches et, surtout, les sessions de revue. Une fois entrés dans la deuxième phase de confinement dans le pays (tout s’est arrêté lors de la première, en raison des inquiétudes mondiales du client en matière de sécurité), s’asseoir avec les artistes sur les shots est devenu presque impossible. Ainsi, la possibilité de supprimer les revues et, avec les mises à jour suivantes, de pouvoir lancer une session de revue en direct dans une salle avec plusieurs artistes, est devenue inestimable.

Peux-tu nous donner quelques chiffres sur le temps que vous avez gagné avec  Kitsu ?

Pas précisément, mais les sessions de revue que nous faisions et les “dailies” ont désormais été réduits à une fraction du temps, car une grande partie se fait maintenant en ligne, même après les confinements principaux et secondaires. Nous continuons à le traiter comme si tout le monde travaillait depuis chez soi et que chaque élément de communication doit passer par le système ; oui, il est plus simple de se lever et de parler directement à la personne, mais du coup il n’y a plus de trace de la communication et de la façon de la transmettre, et obtenir les informations principales est essentiel pour les décisions créatives.

Kitsu en deux mots ?

Review Room!!!! :D

Merci Pete pour cette histoire client ! C’est super que vous ayez pu partager des informations sur votre studio et votre expérience avec Kitsu. Chez CGWire, nous sommes très fiers de vous avoir aidés sur votre projet. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite.

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